Tsar, La mémoire des mondes, 2024,
300x298x256 cm, cèdre et fonte d’aluminium.
Surgi d’un tronc de cèdre ancien, ce cheval semble né de la forêt elle-même. Chaque entaille, chaque nervure dans son corps garde la trace du temps. Il est la matière vivante, la mémoire des siècles. Il porte en lui les pas lourds des civilisations, le labeur, les guerres, les mythes. Il est à la fois destrier de guerre et animal sacré, enraciné dans l’histoire, et pourtant plein de vie, simplement.
Son cavalier n’a pas de visage, il est tous les hommes, et aucun. Son geste, bras largement ouverts, n’est ni attaque ni reddition, mais une offrande. Il embrasse l’invisible, il accueille l’inconnu.
L’un est enraciné, l’autre suspendu, en ouverture entre ciel et terre. Ensemble, ils racontent ce que c’est que d’être humain : chevaucher un monde ancien avec des rêves d’éternité.
Cette sculpture évoque ainsi la dualité de l’homme moderne : tiraillé entre son passé terrestre et ses aspirations célestes, entre ses racines et son désir de dépassement. Elle est un poème silencieux sur la condition humaine, entre puissance et fragilité.



